Après une nuit dans un charmant camping tenu par des Anglais, nous entamons cette troisième journée en Normandie. Direction le marché de Vire pour y dénicher la célèbre andouille : mission accomplie. Nous avons pris la route des Gorges de la Vire, c’est super chouette, une belle rivière dans un écrin verdoyant.

Nous poursuivons avec un pique-nique à Villedieu-les-Poêles, jolie petite ville réputée pour son savoir-faire autour des ustensiles en cuivre.




Un peu de route ensuite, et le Mont-Saint-Michel se dévoile enfin à l’horizon. Installation rapide au camping, puis départ à pied vers le Mont.





La visite de l’abbaye est saisissante, et un orage éclate au loin dans la baie, rendant le paysage encore plus spectaculaire. Il y a finalement peu de monde… mais déjà un peu trop à notre goût. On flâne dans les ruelles étroites, puis on s’arrête boire un cidre en terrasse face à la baie. Une grosse averse nous surprend : réfugiés sous un parasol, nous finissons par reprendre la navette pour rentrer au camping.





Après un moment d’attente sous la tente, un léger goût de frustration persiste face à cette visite un peu écourtée. Alors, sur un coup de tête, on repart. Nouvelle navette, retour au Mont… et cette fois, magie : la marée haute a transformé le paysage, le pied des remparts dans l’eau, et surtout, il n’y a plus personne. Une toute autre ambiance, calme et presque irréelle. Finalement, la journée se termine en beauté.





Côté camping, en revanche, le contraste est rude : entre le bruit constant des ventilations de l’hôtel voisin, le passage des navettes, des sanitaires très moyens, les camions-poubelles à l’aube et les goélands à l’affût, difficile de parler de repos. C’est bruyant, assez cher pour les prestations… mais il faut reconnaître un avantage de taille : le Mont-Saint-Michel est à deux pas, et pouvoir l’admirer tôt le matin ou tard le soir reste un privilège.

